Agriculture.
Elevage

Le travail de la terre continue à faire de grands progrès; l’outillage se perfectionne, on emploie maintenant des faucilles en métal et des charrues plus puissantes; partout autour des villas on voit de beaux jardins, pleins d’arbres fruitiers, de vignes et d’arbres d’agrément. Partout on défriche pour les livrer à la culture les terrains qui n’étaient autrefois que des pâturages, et cela naturellement aux dépens de l’élevage, qui diminue dans de fortes proportions. On ne voit plus que rarement de ces scènes si fréquentes sous l’Ancien Empire, qui représentent des troupeaux d’animaux à demi sauvages sous la garde de quelques pâtres, et les grandes inspections du bétail sont à peine mentionnées; on n’emploie plus pour piétiner le terrain nouvellement ensemencé des troupeaux entiers de chèvres ou de moutons, mais seulement quelques porcs qu’on devait élever dans les fermes et non plus en pleine campagne; l’âne n’est plus que rarement employé aux travaux des champs, et ce sont généralement les hommes eux-mêmes qui transportent les récoltes; le dépiquage du grain pour lequel les quelques bœufs, qui à d’autres époques de l’année tirent la charrue, suffisent parfaitement, se fait d’une façon un peu différente. L’Egypte, consciente de son rôle commercial dans le monde oriental, qui est de l’approvisionner de grains, consacre toutes ses forces à développer la culture au moyen de la main d’œuvre humaine, quitte à réduire au strict nécessaire tout ce qui a rapport à l’élevage. Seule la race chevaline, nouvellement introduite dans le pays, est l’objet de soins tout spéciaux, sous le contrôle royal, et prospère si bien qu’on finit même, à certains moments, par venir de Syrie chercher des chevaux en Egypte. Quant à la question du chameau, elle n’est pas encore définitivement tranchée; il semble néanmoins que si les Egyptiens l’ont connu, ils ne l’ont jamais utilisé eux-mêmes, et que son acclimatation définitive dans le pays, où il rend maintenant comme bête de somme des services inappréciables, ne date que de la conquête musulmane.


Pêche et chasse

Le défrichement progressif de la vallée du Nil avait fait disparaître non seulement les pâturages, mais aussi les fourrés et les marécages qui étaient pour les premiers Egyptiens de si beaux terrains de chasse et de pêche. Avec les mêmes engins qu’autrefois, on ne pouvait plus guère prendre du poisson que dans le fleuve et les canaux, et il ne se trouvait plus que peu de ces étangs où les oiseaux migrateurs venaient se prendre dans les grands filets; même les parcs de chasse des grands seigneurs avaient presque tous disparu. Quand les rois chercheurs d’aventures voulaient s’offrir les émotions d’une chasse mouvementée, ils profitaient de leurs campagnes pour aller au loin, jusque sur les bords de l’Euphrate, où ils trouvaient encore quelques éléphants, des lions qu’ils abattaient par centaines et du gros gibier de toute sorte.


Industrie