[!--Note--] 42 ([retour])
Ibid.

[!--Note--] 43 ([retour])
El Gran Tacaño, cap. III.

[!--Note--] 44 ([retour])
Instrucción que dió D. Enrique de Guzmán... (1601).—Cf. aussi le début de la nouvelle de Cervantes, Le Licencié Vidriera.

Sans doute, il y a des exceptions, des exceptions [p. 45] infiniment rares qu'on a toujours citées pendant deux siècles dans les pays d'Universités et qui, encore exagérées par la légende, ont sans doute décidé de bien des vocations et soutenu bien des courages. C'en est une que ce Juan Martínez Siliceo qui, venu à Salamanque comme simple valet, arriva, à force d'intelligence et de zèle, on peut dire héroïque, à attirer sur lui l'attention du haut personnel des Ecoles, réussit à obtenir la beca si enviée du Grand Collège de San Bartolomé et devint plus tard précepteur de Philippe II, archevêque de Tolède et cardinal. C'en est une autre que ce Gaspar de Quiroga qui, un peu après, trouva le moyen de poursuivre dans la même Université le cours complet des études théologiques, sans avoir pour exister d'autre pécule que le real quotidien que lui avait assuré pour sa vie entière la libéralité de la reine Jeanne: en 1593, il était, lui aussi, cardinal et archevêque de Tolède, ses rentes s'élevaient à deux cent mille ducats, et il continuait tous les jours à toucher son real «qui lui était, disait-il, plus précieux que tout le reste[ 45]». Il fallait pour réussir de la sorte, [p. 46]

avec des mérites extraordinaires, une chance miraculeuse. Les pauvres capigorristas n'en demandaient pas tant: un office d'avocat ou quelque prébende eût abondamment comblé leurs désirs; mais, pour presque tous, cette ambition même était chimérique. Les uns, lassés de lutter contre la misère, s'éloignaient tristement de l'Université et regagnaient le pueblo natal à peu près comme ils en étaient venus; quant aux autres, les plus nombreux, incapables de se détacher de Salamanque, mais dégoûtés pour toujours d'une domesticité qui ne leur rapportait rien, aimant mieux, puisqu'il fallait ne pas manger, souffrir la faim en liberté qu'en servage, ils reprenaient leur indépendance et allaient se perdre dans la bande tumultueuse qu'on voyait grouiller de jour et de nuit sur les places et dans les rues de la ville, la bande des étudiants qui avaient mal tourné.

[!--Note--] 45 ([retour])
Clemencin (éd. de Don Quichotte, t. III, p. 129).

[p. 47]

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CHAPITRE IV.

LES ÉTUDIANTS QUI TRAVAILLENT ET LES ÉTUDIANTS QUI S'AMUSENT.