[!--Note--] 64 ([retour])
«Cierto caballero..., mozo, rico, gastador, enamorado..., de los que llaman Generosos en Salamanca.» (La Tía Fingida.)
En de tels passe-temps, les écoliers, riches ou pauvres, ont vite épuisé leurs ressources. Quand la bourse est à sec, quand, au risque d'être excommunié par le Juez del Estudio, on a vendu ou engagé meubles, livres, habits et bonnets, tout ce qui peut s'engager ou se vendre[ 65], on n'a plus qu'à adresser aux parents des appels désespérés et l'on attend avec angoisse le retour des muletiers qui servent de courriers [p. 57] et de commissionnaires[ 66]. Si les parents impitoyables ne répondent que par de bons conseils, si l'arriero n'apporte au lieu des ducats espérés qu'une douzaine de saucisses et un sac de pois, on flétrit solennellement la barbarie des pères en brûlant à la flamme d'une chandelle la lettre décevante, et tous les camarades entonnent en chœur le chant traditionnel qui s'appelle la Paulina: «Parents cruels et féroces, parents, nouveaux Nérons, pères qui n'envoyez pas la portion quotidienne, puissiez-vous souffrir, chaque semaine, notre faim de chaque jour, et, comme brûle ce papier, puisse l'argent que vous nous refusez se changer en charbon dans vos coffres. Amen[ 67]!»
[!--Note--] 65 ([retour])
Cortes de Valladolid (1542 et 1555), Cuaderno gothique, fo 1703, a et b.
[!--Note--] 66 ([retour])
Relación primera de la Vida del Escudero Marcos de Obregón, Descanso XII.—Jerónimo de Alcalá, Alonso, mozo de muchos amos, éd. Rivadeneyra (Novelistas posteriores á Cervantes), I, p. 495 a.—Bartolomé Palau, La Farsa llamada Salamantina (1552), publiée et annotée par M. Alfred Morel-Fatio, v. 564 et sq.
[!--Note--] 67 ([retour])
Rojas, Lo que quería ver el Marqués de Villena, Jorn. III:
«... Vaya la Paulina, pues; El candil apropinquad... etc.»
Cf. Alfarache de Luján, chap. VI.—Alonso, mozo de muchos amos, éd. Rivad., 495 b.
On peut également rapprocher de ce passage la scène suivante de L'Invité de Lope de Rueda:
«Le Licencié.—Ah! Seigneur Juan Gómez, embrassez-moi! Et ma mère vous a-t-elle donné quelque chose pour moi?