[!--Note--] 162 ([retour])
Dans le catalogue des papiers de la reine qui se trouve aux archives de Simancas on voit mentionnés les cahiers du petit prince et les brouillons de ses compositions latines (D. Diego Clemencín, Elogio de la Reina Católica; Memorias de la Real Academia de la Historia, t. VI, 1821).

[!--Note--] 163 ([retour])
Il mourut, comme on le sait, à Salamanque. Pierre Martyr nous a rapporté tous les détails de cette fin douloureuse (Epist. 182).

A côté de cette école privilégiée, la reine en créa une autre, plus largement ouverte aux nobles, sorte d'école palatine assez semblable à celle qu'avait voulu instituer Alphonse le Savant et qui suivait la Cour dans ses déplacements, tantôt à Tolède, tantôt à Valladolid, tantôt à Saragosse.

[p. 141]

Pour diriger ce collège nomade on appela en Espagne un célèbre érudit milanais, Pierre Martyr d'Angleria, qui réussit presque dès le commencement à inspirer le goût des lettres à ces jeunes seigneurs, «autrefois dédaigneux de tout ce qui ne touchait pas au métier des armes[ 164]». «Ma maison, écrivait-il quelques années après son arrivée[ 165], ma maison est pleine, du matin au soir, d'adolescents pleins de feu. Notre reine, modèle de toutes les vertus, a voulu que son proche parent le duc de Guimaraens[ 166] et le duc de Villahermosa, neveu du roi, restent toute la journée sous mon toit. Cet exemple a été suivi par les principaux cavaliers de la Cour, qui assistent à mes leçons en compagnie de leurs précepteurs et les repassent le soir avec eux dans leurs propres quartiers.»

[!--Note--] 164 ([retour])
Pierre Martyr, Epist. 102 (avril 1492).

[!--Note--] 165 ([retour])
Epist. 115 (1er sept. 1492).

[!--Note--] 166 ([retour])
D. Juan de Portugal, duc de Braganza y Guimaraens.

«Ces principaux cavaliers de la Cour», nous les connaissons par la correspondance suivie qu'ils entretinrent dans la suite avec leur maître: c'étaient D. Álvaro de Silva, le marquis de Mondejar et ses frères, D. García de Toledo, D. Pedro Girón, D. Pedro Fajardo, seigneur de [p. 142] Carthagène, les plus grands noms d'Espagne. Aussi Pierre Martyr pouvait-il écrire plus tard, avec plus de conviction que de goût: «Les premiers seigneurs de Castille se sont presque tous abreuvés à mes mamelles littéraires[ 167]

[!--Note--] 167 ([retour])
Suxerunt mea litteralia ubera Castellae principes fere omnes.Epist. 662 (1520).