Elle poussa un grand soupir:

—Belle et douce. C'est pour cela que je la regrette si fort.

Je vis qu'elle était disposée à parler d'elle; et doucement, avec des précautions délicates, comme lorsqu'on touche à des chairs douloureuses, je me mis à l'interroger.

Elle parla de ses succès, de ses enivrements, de ses amis, de toute son existence triomphante. Je lui demandai:

—Les plus vives joies, le vrai bonheur, est-ce au théâtre que vous les avez dus?

Elle répondit vivement:

—Oh! non.

Je souris; elle reprit, en levant vers les deux portraits un regard triste:

—C'est à eux.

Je ne pus me retenir de demander: