Et la duchesse ajoutait:

—Le fait est qu’il masse dans la perfection.

Il préconisait aussi les alcools en petites proportions pour exciter l’estomac à certains moments; et il faisait des mélanges, savamment combinés, que la duchesse devait boire, à heures fixes, soit avant, soit après ses repas.

On le voyait chaque jour arriver au Café du Casino, vers neuf heures et demie, et demander ses bouteilles. On les lui apportait fermées par de petits cadenas d’argent dont il avait la clef. Il versait un peu de l’une, un peu de l’autre, lentement, dans un verre bleu fort joli que tenait avec respect un valet de pied très correct.

Puis le docteur ordonnait:

—Voilà! Portez à la duchesse dans son bain, pour boire avant de s’habiller, en sortant de l’eau.

Et quand on lui demandait avec curiosité:

—Qu’est-ce que vous avez là dedans?

Il répondait:

—Rien que de l’anisette fine, du curaçao très pur et du bitter excellent.