Comme elle restait silencieuse, il demanda:

—Pourquoi ne me répondez-vous pas?...

—Pourquoi?... parce que vous me dites précisément le contraire de ce que vous m’avez dit en me demandant d’accepter l’invitation des Juzencourt...

Il questionna, embarrassé:

—Qu’est-ce que je vous ai dit?...

—Que nous voir à Pont-sur-Loire était chose facile... que vous aviez une petite maison, tout près de la gare, laissée à votre disposition par un ami absent... un officier en congé... que, moi, j’irais en ville comme je voudrais, qu’il y avait deux trains montants et deux trains descendants, entre midi et sept heures, des Pins à Pont-sur-Loire... et que je serais très libre, attendu que jamais Juzencourt ni sa femme ne sortaient autrement que pour faire des visites dans les châteaux, ou suivre les rallye-papers... et j’ai vu dès le lendemain de mon arrivée que vos renseignements étaient exacts...

—Oui... mais c’est mon ami qui est revenu plus tôt...

—Ah! mon pauvre Jean!... au lieu de me faire tous ces mensonges, vous feriez bien mieux de me dire la vérité...

—Et la vérité, selon vous, c’est que je ne vous aime plus?...

—Oui... c’est une partie de la vérité...