— Oh!… — protesta Luce avec vivacité — ce n'est pas lui, le pauvre abbé!… c'est ma faute!… c'est moi qui suis allée, la veille du bal, lui demander la permission de le donner…

— Eh bien?…

— Eh bien, il m'a dit : «Mon enfant, ces choses-là ne me regardent pas du tout!»…

— C'est un homme de grand sens…

— J'ai insisté, mais il n'a rien voulu entendre… il m'a dit : «Ne venez pas à moi, prêtre, me demander la permission d'offrir chez vous un divertissement que l'Église n'approuve pas… je ne dois pas vous encourager dans cette voie… — Mais mon mari veut que nous donnions un bal… — Eh bien, donnez votre bal… et puis vous viendrez me dire que vous l'avez donné… et nous nous arrangerons… — Je ne veux pas qu'il y ait de bal sans votre permission… — En vérité, mon enfant, vous me placez dans une situation tout à fait ridicule!…»

— Il avait raison, ce pauvre homme! — dit en riant Marc de Bray.

— C'est un encroûté!… — déclara la marquise, qui n'admettait en fait de prêtres que les Jésuites.

Coryse s'écria, fâchée qu'on touchât au vieil abbé qu'elle aimait beaucoup.

— Encroûté!… lui!… jamais de la vie!… mais c'est tout de même pas son métier d'exciter les gens de Pont-sur-Sarthe à gigoter, voyons?…

Et, se tournant vers madame de Givry :