Le dieu gaulois Taranus, comparé, dans la Pharsale de Lucain, à la Diane de Scythie, à laquelle Agamemnon laissa immoler sa fille, est un dieu de la Foudre; il est compris dans le groupe des Fomôré, des dieux de la Mort et de la Nuit, comme le Cromm Crûach ou Cenn Crûach, le Croissant ensanglanté, la Courbe sanglante, ou la Tête sanglante d'Irlande.
[1] Mag Slechta était situé en Ulster, dans le comté de Cavan et dans la baronnie de Tullyhaw, près du village de Bally Magauran, O'Donovan, Annals of the kingdom of Ireland by the Four Masters, 1851, t. I, p. 43, note.
[2] Vie tripartite de saint Patrice, fragment publié d'après le manuscrit du British Museum, Egerton 93, par O'Curry, Lectures on the manuscript materials, p. 538, et d'après le manuscrit d'Oxford, Rawlinson B. 505, par M. Whitley Stokes, dans la Revue celtique, t. I, p. 259. Cf. Joscelin, Vie de saint Patrice, VI, 50, chez les Bollandistes, mars, t. II, p. 552, et auparavant par Colgan, Trias thaumaturga, p. 77, col. 2. Cette légende se lit déjà dans la quatrième vie de saint Patrice, qui aurait été écrite par Eleranus, mort en 664. Voir le § liii de cette vie, chez Colgan, Trias thaumaturga, p. 42, col. 1. La troisième vie, attribuée à saint Benignus et antérieure à 527 suivant Colgan, parle de l'idole de Mag Slechta, mais lui donne un autre nom, ne dit rien des douze petites idoles et raconte le miracle d'une façon différente: «Et orante Patricio imago ilia quem populi adorabant comminuta, et in pulverem redacta» (§ xlvi, Trias thaumaturga, p. 25, col. 1).
[3] Le texte du Livre de Leinster, p. 213, col. 2, ligne 45, porte toirsech, «triste;» il faut lire tôissich, «premiers.» Cette correction est exigée par la préface en prose qui manque dans le Livre de Leinster, mais qui a été publiée par O'Conor, Bibliotheca manuscripta Stowensis, pages 40, 41, d'après le manuscrit Stowe 1. Cette préface remplace l'adjectif que nous venons de citer par deux équivalents: cedgein et primhggen, qui veulent dire «premiers-nés.»
[4] Livre de Leinster, p. 213, col. 2, lignes 39 et suivantes.
[5] Troisième vie, § xlvi; quatrième vie, § liii; sixième vie, § lvi; septième vie, livre II, § 31; Colgan, Trias thaumaturga, p. 25, col. 1; p. 42, col. 1; p. 77, col. 2; p. 133, col. 2.
[6] Il n'est pas question des douze petites statues dans la troisième vie, qui s'exprime sur le miracle de saint Patrice dans des termes beaucoup plus brefs que les autres vies, et dit que l'idole a été réduite en poussière par le célèbre apôtre de l'Irlande. Le récit postérieur est beaucoup plus dramatique.
[7] Livre de Leinster, p. 213, col. 2, lignes 61, 62.
[8] M. Mowat paraît avoir prouvé qu'on doit lire Taranus, génitif singulier, et non Taranis.
[9] L'Iphigénie en Aulide d'Euripide a été pour la première fois représentée après la mort de l'auteur, qui cessa de vivre en 406. Sur les sacrifices humains en Grèce, principalement sur les sacrifices d'enfants dans ce pays aux époques les plus reculées de son histoire, voir Maury, Histoire des religions de la Grèce antique, t. I, p. 184–187.