Entre ses deux règnes, séparés l'un de l'autre par le règne de Bress, il s'est écoulé, suivant les auteurs irlandais du onzième siècle, un intervalle de sept ans; en y ajoutant les vingt ans que son second règne aurait duré, on trouve vingt-sept ans. C'est le temps qui se serait écoulé entre les deux batailles de Mag-Tured, la première où Nûadu fut, dit-on, blessé, la seconde où il aurait perdu la vie. Cette chronologie est d'invention récente, puisque, dans les textes antérieurs au onzième siècle, les deux batailles n'en font qu'une.
[1] Livre de Leinster, p. 9, col. 1, lignes 29, 30.
[2] Livre de Leinster, p. 9, col. 1, ligne 31.
[3] Ibid., p. 8, col. 2, ligne 13. Ce poème est attribué à saint Columba, Columb Cille. Cette indication d'auteur ne mérite aucune confiance. Mais ce n'est pas une raison pour en attribuer la composition à l'auteur du Livre des Conquêtes, qui l'a intercalé dans son récit. Le vers où il est question de la bataille de Mag-Tured se trouve dans le Livre de Leinster, p. 8, col. 2, ligne 15.
[4] Rhys, Early Britain, Celtic Britain, pages 214 et suivantes.
[5] Corpus inscriptionum latinarum, t. VII, p. 42, nos 138, 139, 140. M. Gaidoz est le premier qui ait rapproché de l'irlandais Nûadu, Nûadat, Nûadait, le nom divin fourni par ces trois inscriptions.
[6] Livre de Leinster, p. 9, col. 1, lignes 23–25; p. 10, col. 2, ligne 51; p. 11, col. 1, ligne 1.
[7] Livre de Leinster, p. 9, col. 1, lignes 31, 51; p. 127, col. 1, lignes 48, 49; p. 11, col. 1, ligne 6.