Guillaume, qui, à ce moment, avait, par bonheur, fait un mouvement, se retourna et vit un homme fondant sur lui.
Cet individu brandissait une massue. Le capitaine n'avait pas d'arme.
Pour lutter contre l'agresseur, il fallait recourir à toute son adresse.
Avec la rapidité de l'éclair, le Français se fit cette réflexion, et, au
lieu d'attendre son adversaire, se jeta, tête basse, dans ses jambes.
L'Uskimé ne prévoyait pas cette attaque, aussi soudainement exécutée que conçue. Il chancela et tomba tout de son long, en laissant échapper son casse-tête.
Guillaume le ramassa en un clin d'oeil, se précipita sur l'assaillant, et le menaçant du tomahawk:
—Pourquoi voulais-tu m'assassiner?
Le sauvage ne répondit point.
—Si tu ne parles, je t'assomme, reprit Dubreuil.
Même silence.
—Pour la dernière fois, je te préviens!
L'Uskimé poussa un sifflement aigu.