Le gouverneur Robinson;

Le gros de sa troupe.

S'il ne s'était pas placé en tête du convoi, ce n'était pas qu'il n'en eût l'ardent désir, mais il ne l'avait osé.

La division qui existait entre les deux chefs n'affectait en rien leur monde.

Toutes les dispositions étaient favorables à Brown, dont le nom était acclamé à chaque instant avec frénésie.

Dans l'après-midi, on atteignit Lawrence.

C'était une ville en embryon. L'herbe croissait dans les rues à peine percées. Des arbres touffus, des jardina ébauchés, des flaques d'eau où barbotaient soit des porcs, soit des canards; des broussailles, des champs de maïs ou de patates séparaient les habitations. Et quelles habitations! des log-houses pour la plupart!

Cependant, une population nombreuse et disparate se pressait devant les portes. On eût dit un congrès général où les diverses nations de l'Europe et de l'Amérique avaient envoyé des représentants.

Physionomie, habillement, langue, tout avait un cachet particulier. Yankees, Allemands, Anglais, Français, Italiens, Hollandais, Indiens, étaient confondus pêle-mêle, contraste saisissant qui n'avait de parallèle que dans la diversité des idiomes usités pour traduire l'allégresse générale.

Quand parut le cortège, un formidable vivat salua Brown comme un libérateur.