Quelques aquarelles et dessins, bien réussis, signées Paul (on se souvient que c'était le nom chrétien de Co-lo-mo-o), comblaient avec des trophées d'armes sauvages et civilisées les intervalles inoccupés.
Quatre chaises, à fonds de bois brun bordés en jaune, étaient rangées dans les angles.
Le plancher, lavé avec le soin scrupuleux d'une ménagère hollandaise, brillait d'une blancheur aussi éclatante que l'ivoire.
Mais ce qui étonnait et charmait tout à la fois, c'était l'heureux accord, l'harmonie de tant d'objets disparates, réunis dans un si court espace.
—Oh! mais, dis donc, maman, comme c'est gentil ici! exclama Léonie.
—C'est sans doute la chambre de ce pauvre et bon jeune homme.
—Assurément. Mais vois un peu comme il a du goût pour un sauvage!
Et la jeune fille désigna la bibliothèque dont le cadre avait été tourné avec beaucoup de mignardise.
—Le fait est qu'on ne se croirait jamais chez un Indien, murmura madame de Repentigny.
—N'est-ce pas? appuya Léonie.