Deux cents jeunes gens se réunirent pour y prendre part.

Dans une vaste plaine, parfaitement unie, près du ruisseau qui longeait l'ienhus, on planta, à cinq cents mètres de distance, quatre perches, deux de chaque côté, séparées par un intervalle de vingt pieds, supportant une pièce de bois transversale.

C'étaient les buts, ou lonosi, pour me servir du terme local.

Ensuite les enjeux, composés d'instruments de chasse, de pêche, ustensiles de ménage, pièces d'habillement, provisions de bouche, furent étalés sur des couvertes, dans un espace réservé entre les lonosi, mais un peu sur le côté.

Auprès de ces objets, on rangea plusieurs captifs garrottés, parmi lesquels figurait Merellum, fière, pensive, quoique non abattue.

Elle avait confiance dans l'avenir.

Les enjeux, êtres et choses, étaient gardés par les femmes parées de leurs plus beaux ornements.

La nuit du jour qui précéda la partie de balle, il y eut une procession aux flambeaux.

Les jouteurs, le corps huilé, entièrement nu et strié de peintures, celles-ci rouges, celles-là blanches,—étaient tous admirablement, faits. Ils offraient, comme on l'a dit avec justesse, au sculpteur des types égaux à ceux qui ont inspiré l'âme et le ciseau de l'artiste dans ses représentations des jeux olympiques sur le forum grec.

Chaque bande marchait, distincte de l'autre, et sous les ordres de son chef immédiat.