Et dans ce traîneau qui marchait en tête, avec autant de légèreté et de rapidité que ceux menés par les chiens, dans ce traîneau se tenait Oli-Tahara, le fameux Dompteur-de-Buffles.
La nouvelle fut saluée par de joyeuses acclamations.
Le village fut aussitôt animé d'un mouvement insolite. Les guerriers apprêtèrent leurs armes; les squaws se parèrent de leurs plus beaux atours.
Puis, au centre de la place, ils établirent deux échafauds ayant sept pieds de long sur six d'élévation. Quatre poteaux, soutenant une sorte de plancher h claire-voie, au milieu duquel se dressait une longue perche, en formaient toute la structure.
Sous cette claire-voie, les Indiennes disposèrent des troncs d'arbre secs, jusqu'à une hauteur de quatre pieds.
Des vases en fibres de cèdre remplis de résine furent rangés autour des échafauds.
Et ensuite on débarrassa des neiges dont elle était obstruée, la place qui pouvait avoir cinq cents pas de circuit.
Vers le milieu du jour, trois mugissements successifs, partis du nord, annoncèrent l'arrivée d'Oli-Tahara avec sa troupe de Chinouks.
Le temps était sec, l'air assez vif, le ciel d'un bleu pâle, mais sans rayon de soleil.
Dès que les Chinouks furent signalés, les Clallomes se portèrent confusément à leur rencontre.