—Je suis la fille du sachem Nadoessis, dit Meneh-Ouiakon en étendant la main.
—Que la fille du sachem Nadoessis entre fut-il dit, d'un ton bas, par une personne qu'il était impossible de distinguer, quoique ses yeux étincelassent dans la nuit comme des escarboucles.
—Mon frère au visage pâle est-il mieux? demanda Meneh-Ouiakon.
—Ton frère au visage pâle est mieux.
Meneh-Ouiakon, alors franchit le seuil de la porte, qui fut aussitôt refermée doucement derrière elle.
L'obscurité devint encore plus complète qu'au dehors. Un froid humide, pénétrant, se faisait sentir.
L'Indienne fit sept ou huit pas droit devant elle, comme si elle possédait une connaissance exacte des lieux, et elle s'arrêta.
—Tu peux pousser la porte, ma fille, elle n'est pas close, dit la voix qui déjà avait parlé.
Meneh-Ouiakon se conforma à cet avis. Elle allongea le bras, et fit rouler sur ses gonds une grosse porte qui grinça aigrement en s'ouvrant.
Aussitôt, un jet de lumière vive, éblouissante, enveloppa la jeune
Indienne.