On néglige de nous dire si l'esclave heureux fut tel qu'un bélier ou un bouc.

Les moins mauvaises pièces sont des banalités harmonieuses dont la pauvreté voudrait être revêtue de musique, de longs rabâchages où le même sentiment est répété sous des formes presque identiques suivant le procédé connu de nos illustres chansonniers.

Les drames, Azraël, le Jour prédit, Rosemonde: des horreurs non émouvantes. Le dernier, par exemple, est une involontaire parodie du dénoûment de Rodogune et réussit à puériliser le terrible empoisonnement. La forme est d'ordinaire si plate et ennuyeuse que, lorsqu'elle devient ridicule, je me réjouis comme d'une bonne fortune. J'ai été heureux deux ou trois fois. Je me suis amusé de cette harmonie:

A déchirer tes pieds dans mon sentier pierreux.

J'ai souri, presque tenté, à cette invitation:

Dans ce beau crâne humain où je me désaltère

Daigne étancher ta soif.

Et j'ai éclaté de rire en entendant cette exhortation:

Maintenant de l'audace et de la diligence.

Fuyons.