«Vous n'étiez pas trop malheureux ici.... je ne vois pas pourquoi vous êtes si heureux de partir, dit-il d'un ton sec.

—Oh non! maître.... ce n'est pas cela! c'est d'être un homme libre, qui fait ma joie!

—Voyons, Tom, ne pensez-vous pas que vous êtes plus heureux comme cela que si vous étiez libre?...

—Non certainement! m'sieu Saint-Clare, dit Tom avec une soudaine énergie, non certainement!

—Avec votre travail vous ne seriez jamais parvenu à être vêtu et nourri comme vous l'êtes chez moi....

—Je le sais bien, monsieur. Monsieur a été bien trop bon.... Mais, monsieur, j'aimerais mieux une pauvre maison, de pauvres vêtements.... tout pauvre! voyez-vous.... et à moi, que d'avoir bien meilleur.... et à un autre. Oui, monsieur! Est-ce que ce n'est pas naturel, m'sieu?

—Je le pense, Tom.... Aussi vous vous en irez, vous me quitterez, dans un mois, à peu près, ajouta-t-il d'un ton assez mécontent.... quoique peut-être vous ne le dussiez pas, fit-il d'un ton plus gai. On ne sait pas!»

Et il se leva et parcourut le salon.

«Je ne partirai pas, dit Tom, tant que mon maître sera dans la peine. Je resterai avec lui tant qu'il aura besoin de moi, tant que je pourrai lui être utile!

—Tant que je serai dans la peine, Tom! dit Saint-Clare en regardant lentement par la fenêtre. Et quand ma peine sera-t-elle finie, comme cela?