—Comment donc, madame! dit Jane avec volubilité, Mme la générale Daubernon portait la même chose, l'été dernier, après la mort du général.... et cela lui allait à ravir!
—Qu'en pensez-vous, miss Ophélia?
—C'est affaire de mode, j'imagine, et vous êtes meilleur juge que moi.
—Le fait est, dit Marie, que je n'ai pas une robe que je puisse mettre.... Je pars la semaine prochaine, il faut bien que je me décide.
—Ah! vous partez si tôt?
—Oui, le frère de Saint-Clare a écrit; il pense, comme l'homme d'affaires, qu'il faut vendre maintenant le mobilier et les esclaves.... quant à la maison, on attendra une occasion favorable.
—Il y a une chose, dit miss Ophélia, dont je voulais vous parler.... Augustin avait promis la liberté à Tom.... il avait même commencé les premières formalités.... j'espère que vous voudrez bien les faire terminer....
—C'est certainement ce que je ne ferai pas, dit aigrement Mme Saint-Clare. Tom est un des meilleurs et des plus chers de nos esclaves.... Non! non! et puis, qu'a-t-il besoin de sa liberté?... il est bien plus heureux comme il est!...
—Il la désire vivement, et son maître la lui a promise....