Adieu.
P.-S.—J'ai mal à l'estomac; autre chose que j'ai oublié de vous dire. Ah! mon pauvre Ernst, plaignez-moi; les feuilletons me feront mourir.
A M. ÉRARD[123]
Old Cavendish street, Cavendish square, London, 20 avril 1852.
Mon cher Érard,
Je sors de la première répétition du fragment de la Vestale que nous exécutons à notre troisième concert d'Exeter Hall, mercredi prochain 28, à 8 heures.
Les musiciens sont dans un étonnement et une admiration qui ne peuvent se décrire. Et ils étaient venus avec les préjugés hostiles qu'une espèce de faction anti-spontinienne se plaisait à répandre à Londres depuis vingt-cinq ans. Je crois que je vais leur donnera tous une rude leçon. L'effet sera immense; nous avons cent vingt choristes, un orchestre colossal. Staudigl chante le Grand Prêtre, madame Novello, Julia; pour Licinius, j'ai un jeune ténor allemand, Reichart, à qui j'apprends le rôle et qui ira.
Tâchez donc de venir avec madame Spontini assister à ce triomphe vingt fois plus important que ceux obtenus sur le continent. Voir écraser une cabale qui dure depuis un quart de siècle! C'est une joie qui ne se trouve pas souvent.
Venez! venez!
A M. ZACHARIE ASTRUC.