[211] « Le jeu de trente-et-un qu'on dit être plus dangereux (que le biribi) et qui paraît avoir plus d'attraits pour les joueurs. » Compte rendu de Lenoir, déjà cité.
[212] Le trente-et-un dévoilé ou la Folie du jour ; dédié à la jeunesse par C. N. Bertrand ; Paris, chez l'auteur, rue Louis-Honoré, no 8, près celle de l'Echelle ; an VI, 1798, in-8o, 88 pp.
S'il est quelque joueur qui vive de son gain,
On en voit tous les jours mille mourir de faim.
Cela, un pamphlet qui s'essaie à être un roman, le dit en vers de mirliton, mais, si on croit peu aux romans, le joueur croit encore moins aux vers[213], surtout s'ils sont mauvais et s'ils lui prédisent sa ruine. Tandis qu'il s'immobilise autour de ces tapis verts où se jouent ses destins, des filles publiques circulent par le salon, belles, à l'éclat des girandoles et à la lueur des lustres, de tous leurs fards, illuminées des feux de leurs diamants — vrais ou faux, — attirantes, suprêmes récompenses de la volupté à ceux qui surent violer la fortune et la contraindre à leur volonté.
[213] Adel… ou la joueuse malheureuse en trente-et-un et ses promenades dans les jeux du palais du Tribunat, par un auteur qui a fini par se brûler la cervelle ; à Paris, imprimerie de A.-Cl. Forget, dans tous les tripots ; an X, in-8o, 88 pp.
Comme des éperviers ou de fauves aiglonnes, elles s'abattent sur le joueur heureux, prélèvent leur dîme sur le gain, l'entraînent. Un petit salon avec des sophas et des ottomanes n'est-il pas là tout proche?
Et l'or du tapis vert sonnera bientôt dans les sacoches de velours brodé des nymphes qui surent, à leur tour, le gagner.
Le valet dans le nouveau jeu de cartes républicain.
(Cabinet des Estampes.)