The reason why so many persons act foolishly, and consequently, lay themselves open to ridicule, under the influence of love, I believe to originate in the grand popular mistake of dismissing this subject from our serious reading, our conversation and leaving it to the unceremonious treatment of light novels, and low jest.

(Mrs Ellis, The Daughters of England.)

L’éventail fut de tous temps un des principaux auxiliaires du flirtage ; mais, outre que le maniement en est sans règles précises et varie suivant le tempérament ou le caprice de Célimène, il expose à des méprises et à des lenteurs.

De plus, il n’est pas à portée de toutes les mains ; on ne peut en jouer en tous lieux, ni dans la rue, ni pendant la messe, ni aux enterrements, ni au sermon, ni à cheval, ni quand il gèle. Il exige un concours de circonstances et un milieu défini.

Le langage des fleurs est encore moins pratique. On n’est pas toujours en possession d’une tulipe pour exprimer délicatement et poétiquement son amour, ni d’un aloès succotrin pour faire entendre à l’objet adoré qu’on est pénétré de douleur, ni d’une giroflée rouge pour lui témoigner son dépit, encore moins d’une menthe poivrée pour lui démontrer l’ardeur dont on brûle.

Quoi qu’en chante le poète :

Livre charmant de la nature,

Que j’aime ta simplicité !

Ta science n’est point obscure ;

Tu nous plais par la vérité…

Ce livre charmant doit être relégué, avec l’Astrée, le Roman de la Rose ou l’Art d’aimer d’Ovide, parmi les archives sentimentales, comme compliqué, obscur, coûteux, toupillant et nullement expéditif à notre époque, où tout, même l’amour, doit marcher à la vapeur.