—Tu pourras faire ce bon temps meilleur encore, dit-il.

—Moi, mon garçon, et comment?

Il expliqua comment: aux premiers mots, la Maman voulut lui couper la parole:

—Il ne devait jamais être question de ce mariage entre nous, dit-elle vivement.

—Il n'en a pas été question tant que les conditions ont été les mêmes, mais aujourd'hui elles sont changées.

Et il dit quels étaient les changements qu'apportaient à ces conditions le consentement donné par madame Eck et l'acquisition des établissements Vincent.

—Je crois bien qu'elle consent, cette vieille juive, s'écria la Maman, voilà vraiment un beau sacrifice.

—Elle peut être aussi attachée à sa religion que tu l'es à la tienne.

—Est-ce que c'est une religion? Et puis, si elle était attachée à sa religion, comme tu dis, elle ne céderait pas plus que je peux céder moi-même. Il ne manquerait plus que j'imite une juive! Peux-tu me le demander?

—Je te demande de faire le bonheur de Berthe et le mien, rien autre chose, et c'est cela seul que tu dois considérer.