—Et s'il ne rentre pas?

—Je la publierai.

J'attendis. Rentrerait-il à temps, ou rentrerait-il trop tard?

—Si j'étais venu il y a deux heures, aurais-je trouvé votre rédacteur en chef ici? demandai-je.

—Non monsieur; il n'est pas venu aujourd'hui.

Je respirai. Les minutes, les quarts d'heure s'écoulèrent. Le rédacteur en chef n'arrivait pas. Trois heures sonnèrent, puis le quart, puis la demie. Il ne viendrait pas. La nouvelle paraîtrait.

—On va serrer la troisième page, dit un gamin coiffé d'un chapeau de papier.

—C'est celle où se trouve le fait Solignac, me dit le secrétaire de la rédaction.

Décidément Dieu le voulait. J'avais fait le possible.

A ce moment, la porte s'ouvrit.