C'était la question qui se présentait et qui s'imposait à l'esprit du comte.

Et c'était précisément pour cela qu'il n'avait pas permis à miss Armagh de procéder à cet interrogatoire dont elle avait émis l'idée.

Une pareille question ne prenait pas le comte à l'improviste.

Bien souvent il l'avait examinée depuis que sa petite-fille lui avait été confiée, non pas en la rapportant à telle ou telle personne, mais théoriquement et à un point de vue général.

Que ferait-il quand elle aimerait?

Comment se conduirait-il avec elle?

Si un jour elle aimait, il ne s'opposerait certes pas à la naissance de cet amour, et d'une main dure et jalouse il ne comprimerait pas les premiers battements de son coeur.

Au contraire, il les écouterait et les suivrait dans leur développement.

Il se ferait le confident de sa fille.

Et, autant que possible, il se ferait son guide.