—Fâcheux.
Abandonnant le commissaire, Roger rentra dans la chambre; Corysandre était assise à un bout, madame de Barizel à un autre.
—Eh bien, monsieur le duc, demanda-t-elle, vous êtes-vous fait renseigner par M. le commissaire sur les conséquences de ce que la loi française appelle un détournement de mineure?
Comme Roger ne répondait pas, elle continua:
—Oui, n'est-ce pas. Alors vous savez que ces conséquences sont un procès en cour d'assises et une condamnation aux travaux forcés.
Corysandre se leva et d'un bond vint à Roger.
—Je pense, poursuivit madame de Barizel, que cela vous a donné à réfléchir et que vous pouvez me faire connaître vos intentions. Vous aimez ma fille. De son côté, elle vous aime passionnément, follement; sa démarche le prouve. L'épousez-vous?
Avant qu'il eût pu répondre. Corysandre s'était jetée devant lui et, s'adressant à sa mère:
-M. le duc de Naurouse ne peut pas m'épouser, dit-elle.
—Je ne te parle pas, s'écria madame de Barizel.