Il repartit à quatre pattes. Je ramassai Mary et la portai à l’orifice du tube. Elle semblait presque sans connaissance.

Je la posai sur le sol.

« Il va falloir la tirer là-dedans, me dit le Patron. Elle risque de ne pas revenir à elle. Attends… je vais la mettre sur ton dos et tu ramperas avec elle. »

Sans l’écouter, je secouai Mary. « Mary ! hurlai-je. Tu m’entends ? Il faut nous en aller, chérie. Tu peux ramper ?

— Oui Sam. »

Elle refermait déjà les yeux. Je la secouai de nouveau. « Mary !

— Oui, chéri, qu’y a-t-il ? Je suis si fatiguée…

— Écoute-moi bien, Mary : il faut sortir d’ici en rampant. Sinon les larves nous attraperont. Tu comprends ?

— Bien, chéri. »

Ses yeux restaient ouverts, mais vides. Je la fis passer devant moi dans le tube et la suivis. Chaque fois qu’elle semblait défaillir, je lui donnais des claques pour la réveiller. Je la portai et la tirai à la fois pour traverser le compartiment aquarium où étaient les larves, puis le poste de commande (si c’en était un). Quand nous arrivâmes à l’endroit où le tube était en partie obstrué par le cadavre du petit elfe, elle s’arrêta ; je me faufilai devant elle et poussai le cadavre dans l’autre branche du tube. Cette fois, pas de doute : le parasite était bien mort. Je dus gifler de nouveau Mary pour qu’elle s’aidât un peu.