Ainsi comme il m’instiguoit pour me incliner a respondre j’estoys par mouvemens toute commue. Amour & timeur me tourmentoit, & disoye a moymesme. Ce jeune homme icy (comme l’experience le demonstre) a converty amour en desdaing : parce qu’il luy semble que je suis trop lente & tardive de satisfaire a son ardent desir, & par impatience & indiscretion veult que promptement je luy responde : parquoy je puis conjecturer qu’il est inveteré & deliberé de m’engendrer une perpetuelle infamie, car si presentement j’acquiescoye a sa requeste : ce ne pouroit estre sans estre ouye de quelc’un, qui seroit cause de ma totale ruyne & extenuation. Estant occupee en ces considerations, je luy dis que je craignoye fort la survenue de mon mary : parquoy m’estoit chose urgente & necessaire de m’en retourner, & que quelque foys si j’avoys le temps oportun & lieu commode, de ma volunté le rendroye certain. Et en ce disant en grand tristesse & amaritude de cueur de luy prins congé. Et luy comme non content, en murmurant de moy se partit : mais quand je fuz retiree, & que je commençay a considerer l’iniquité de mon amy, cela me causa une extreme & angoisseuse douleur, & ne cessay tout ce jour de plorer & lamenter : mais le soir venu contraincte me fut de cesser mes douleurs, pleurs, & gemissemens, pour ne donner a congnoistre a mon mary que je persistoye en mon amoureuse follie.
Depuis telles rigoureuses parolles tenues par mon amy, il continua tousjours de me appareiller nouvelles occasions de fascherie par toutes les sortes & manieres dont il se pouoit adviser : & en tous lieux ou je assistoye il se trouvoit accompaigné de plusieurs ses compaignons : & juroit & affermoit que j’estoie s’amye. Et moy voiant telle oultrageuse crudelité, qui n’estoit encores que le principe de ses detractions cerchoie les moyens de parler a luy pour luy remonstrer & luy exprimer les anxietez & douleurs que par ses importunitez je souffroye : & pensant parvenir a mon intention me transmigray au temple accoustumé, ou j’esperoye de le trouver : pource que ce jour la estoit le jour d’une feste solennelle, & y avoit grand multitude de peuple tant hommes que femmes faisans divers actes : les ungs faisoient devotes prieres & oraisons, les aultres se pourmenoyent prenant plaisir a speculer & regarder les plus belles dames : mais apres que j’eu regardé en plusieurs & divers lieux pensant veoir mon amy, je me retiray en lieu secret & taciturne pour plus solitairement continuer mes fantasieuses pensees : mais peu apres en jectant les regardz de mes yeulx en circonference, je le veiz avec deux de ses compaignons, en regardant selon sa coustume, & en se efforçant plus que jamais par plusieurs signes et mines pour m’induyre aussi a luy monstrer semblant : affin que plus apertement par mes gestes qui sembloient estre pleines de lascivité feminine, je feisse indice de l’excessive amour que je luy portoye. Et encores pour plus grande experience & certitude de noz amours, fut inventeur d’une artificielle subtilité, affin que ses compaignons indubitablement portassent foy a son dire : car apres qu’il fut fastidié et ennuyé d’aller, il vint passer pres de moy et dist assez hault qu’il s’en vouloit retourner, puis apres en basse voix dist a ses compaignons. Allons nous cacher derriere quelque pillier, et je suis certain que sans dilation elle se absentera : car le long sejour qu’elle faict icy, n’est que a l’intention de parler a moy. Je ouy ces parolles, qui fut occasion que je demouray. Et luy voyant cela, il se commença a pourmener : mais incontinent je m’en party merveilleusement dolente, me voyant frustree de mon intention, qui estoit de parler a luy pour luy faire aulcunnes remonstrances. Mais quand je fuz retournee en ma chambre, par une incredible doleance de mes yeulx vers & irradians, je faisoye distiller les abondantes larmes : & par ung amoureux desir assailly de desespoir, De mon vray sentement demeuray privee : car quand je consideroye l’inconstance de mon amy, ce m’estoit ung inestimable supplice. Mais toutesfoys combien que je le congneuz scelere & maulvais, ne estoyt en ma faculté de diminuer l’amour : car elle estoyt si fort imprimee dedans mon cueur, que continuellement & jour & nuict en ma triste memoire se representoit son simulachre : dont advint que la nuyct sequente, moy estant couchee aupres de mon mary fort attediee & lassee, mes yeulx qui de tresfort dormir estoient tentez, je tenoye vigilantz pour mediter & penser : mais a la fin je fuz de si grand sommeil oppressee, que je demeuray vaincue, & m’endormy : & certes le dormir me fut plus gracieux que le veiller, parce qu’il me sembloit estre avecq mon amy en ung beau jardin plaisant & delectable, & sans aulcune timeur le tenoie par la main, & luy prioie qu’il fut prudent & discret : luy remonstrant la grande doleance qu’il me causoit au moyen de ses importunitez. Il m’estoit advis qu’il me respondoit, que la faulte se debvoit ascripre a Amour : qui par impatience le contraindoit a exceder les metes de raison : mais que doresnavant il tempereroit son appetit sensuel, en sorte que il ne me donneroit occasion de me irriter. Et je oyant ses doulces & melliflues parolles, me sembloit que interrompoie sa voix, par souvent le baiser & accoller : mais las que je fuz dolente, car pour donner ordre a quelque affaire de grande importance mon mary me esveilla dont je demeuray fort melencoliee.
La roside Aurora se separoit du deauré lict de l’anticque Titon son mary, quand je commençay a dire. O faschee femme du viel Titon, qui te meust d’estre si prompte de exciter le bel Apollo a illuminer la terre ? Certes tu te fastidie & ennuye de reposer entre les bras de ton mary, comme celle qui les baisers de Cephalus au prejudice de Pocris plus desire. O fascheuse que te nuysoit le singulier plaisir que le gracieux dormir me prestoit, qui me faisoit croyre estre vray, ce que par le veiller m’est exhibé contraire. Que ne permettois tu ceste felice nuict de aussi longue duree, que celle qui a Juppiter fut octroyee, lors que il estoyt entre les bras delicaz de la belle Alcumena : mere du preux Hercules, quand de trois jours & troys nuyctz les nocturnes tenebres ne furent dechassees : certes je croy que lors faisoys residence entre les bras de iceluy Cephalus, duquel tu ne te vouloys separer. Et disant ces propos je veoye de plus en plus esclarcir : parquoy contraincte me fut de me lever, mais je desiroys fort que la nuyct retournat, affin que en dormant me fust imparty le plaisir dont par le veiller j’estoys privee : mais jamais depuis ne peux avoir telle delectation : mais au contraire par plusieurs fois me sembloit veoir le mien amy en forme horrible & espouentable, tant palle & descoloré, que je avoye horreur de le veoyr en telle sorte : que par plusieurs foys m’escrioye haultement, en sorte que mon mary se esveilloit, & me demandoyt dont me procedoient telles frayeurs & espouvantemens : & je estant rasseuree cognoyssant que ce ne estoit que songe & choses vaines, soubdainement par diligent conseil fœminin trouvoye quelque artificielle mensonge : puis quand il se rendormoyt je commençoye a penser & ymaginer merveilleusement perplexe & doubteuse, a l’occasion de telz songes, qu’il me estoit certain presaige & demonstrance de succumber futurement en plus grand infortune, encores que je ne estoye, & parce que me congnoissoye melencolicque & frigide, cela me causoit plus de anxietez, sachant que en telles personnes la vertu a si grande domination que autant ilz comprengnent en dormant, que les aultres font en veillant. Estant en telles fatigues, me levoye puis me enqueroye a tous augures, aruspices, ariolles & conjecturateurs : affin qu’ilz peussent interpreter mes songes pour en avoir certitude. En telle sorte passay plusieurs jours, jusques ad ce que fortune me permist l’opportunité de parler a mon amy sans aulcune crainte, parce que ce jour mon mary estoit empesché pour la survenue d’ung gentil homme son parent, et pource que n’eust esté chose licite ny honneste de le laisser, il me fust concedé d’aller au lieu ou on plaidoyt les causes, seullement accompaignee de ma familiere damoyselle, mais incontinent que j’y fuz, je vey mon amy accompaigné d’ung jeune gentil homme, lequel ne differa de venir parler a moy, mais apres plusieurs joyeuses devises, le plus subtilement & ingenieusement que je peux luy donnay a congnoistre que j’avoye aulcune chose secrete a luy communicquer : puis faignant d’avoir quelque affaire me sequestray & prins congé d’eulx, & laissay mon amy, duquel la pensee demeura vagante en plusieurs choses, & fust stimulee d’ung affectueux desir de sçavoir quelle chose de nouveau estoit intervenue : & a ceste occasion il me suivit, & par continuelles persuasions me pressa fort de luy declairer, ce que a l’heure je luy deniay, luy promectant de luy exhiber le soyr. Et adoncque luy creut le desir de le sçavoir pour estre la privation cause de l’appetit, parquoy par prieres instantes continua tousjours me priant de ne luy vouloir celer, ce pendant que nous avions l’oportunité, me disant que mon mary y pouroyt estre au soir, qui seroit occasion de le frustrer de son desir. Je voyant qu’il perseveroit ses instigations je m’enclinay & condescendis a son vouloir : & luy dis que pour eviter de m’engendrer scandale, que nous allissions en ung petit temple : duquel n’avoit point grand distance jusques au lieu ou on plaidoyt les causes. Je n’euz pas plus tost prononcé ces motz, que luy qui estoit assis aupres de moy ne se levast. En grand promptitude nous transportasmes au lieu designé : auquel parvenuz, je commençay a proferer telz motz. O mon dieu, n’eusse jamais conjecturé premierement quand je vous veiz (en speculant vostre philosomie, qui vous demonstre estre flexible a toute bonté) que vous eussiez esté si cruel & impiteux que je vous congnois presentement (au moins si le rapport que l’on m’a faict est veritable.) Las les os m’en tremblent, la bouche se clot, la langue est mute a narrer telle crudelité. Toutesfoys pour satisfaire a vostre aspirant desir, en brief parler je vous reciteray : c’est que vous ne cessez de detracter & mal parler de moy, dont je prens grand admiration, veu & consideré que jamais en chose aulcune ne vous ay offensé. Cela me donne certaine evidence que l’amour que monstriez avoir en moy, n’estoit que faintise faulse & simulee. O trop ignare nature fœminine, O dommageuse pitié, comme nous sommes par parolles adulatoires : par souspirs, & continuelles sollicitudes, & par faulx juremens deceues & circonvenues : mais ce nonobstant que je congnoisse toutes ces choses, mon acerbe fortune m’a si fort lyee, qu’il n’est en mon pouoir ne faculté, de me sçavoir en aulcune maniere delier.
Increpation du faulx rapport.
Chapitre. XXI.
Incontinent que je euz ce dictz, subitement il me fist telle responce. Ma dame il n’est possible que la vie humaine se puisse passer sans le vituperable mors des langues pestiferes : mais pour vous liberer de toutes suspitions : si ainsi est que je ay proferé aulcunes parolles qui soyent a vostre deshonneur ou prejudice, je prie au createur du ciel, & general arbitrateur : que son yre me confonde : ou que les furies infernales jamais ne me descompaignent, ou que les troys seurs le fil vital immaturement me couppent, ou que les deesses furieuses vengeresses de tous maulx humains entrent en mon ame : & par mouvemens impetueux perpetuellement me tormentent. Mais ma dame je ne suis coulpable de ce dont je suis accusé, pourquoy a tort me travaillez vous ? Et sy vostre deliberation secrete est de me expulser de vostre amour & de ceste naturelle ingratitude fœminine me guerdonner, avecq moyens plus honnestes le debvriez declairer & ne debvez estre si prompte de prester foy aux detracteurs : veu & consideré que vous mesmes vous reprenez ceulx qui sont faciles de croire les faulses relations. Et si bien considerés les gestes & contenances du faulx traditeur, vous trouverez qu’il a commenté ceste invention, pour dissiper nostre amour : affin de parvenir a vostre benevolence, & me priver de mon esperee premiation : car ceste mordante envie, ceste vulpine subtilité, avecq maligne nature, tousjours dispose a detracter, suscite infinies frauldes, pour decepvoir ceulx qui adjoustent foy a leurs mensonges. Et pourtant c’est chose tresurgente ne croire non plus que a esperit prudent & licite appartient. Je suis aulcunement reconforté de ce que vostre benignité s’est inclinee a me declairer la faulte a moy imposee : car par le non sçavoir (sans ma coulpe) eusse peu tumber en vostre male grace, pour ne sçavoir mon innocence purger ne demonstrer.
Il n’eust pas plus tost imposé fin a son parler que je luy dis : O Guenelic, les passions excessives le plus souvent superent la vertu. Je fuz si irritee & marrie oyant affermer les choses que par moy avez distinctement entendues, que impossible me fut refrener mon ire. Et pour ce vous supplie ne vouloir ascripre les parolles par moy proferees a nulle malignité : mais du tout soit la faulte & inveteree malice attribuee a celluy dont elle procede. J’entends aux faulx relateurs. Premier que j’eusse achevé mon propos, il me dist. Ma dame si de tant de grace me faisiez digne que me nommer celuy qui vous a faict ce faulx rapport, je vous seroye en sempiternelle grace obligé, & me seroit ung perpetuel contentement pour estre signe demonstratif de vostre bon vouloir envers moy, & aussi me seroit occasion d’eviter la compaignie de celluy : car de converser avecques gens vitieux, ce n’est moindre infamie que dommage. Dictes ces parolles, il pensa ung petit : puis me nomma ung personnage dont il se doubtoit qu’il me l’eust dict : & certes son opinion n’estoit vaine, mais veritable : car ceste foys & plusieurs aultres depuis ce personnage a perseveré de me relater encores plus amplement ces detractions, dont pour le present je me tais, jusques a ce que il vienne a propos de le dire & reciter : toutesfoys moy considerant que si le luy disoye, il ne le tiendroit secret, je deliberay de ne luy dire point : car en telles choses ou il y a tant de peril & diminution d’honneurs, le taire est beaulcoup plus decent & convenable que le parler : & aussi ne luy voluz nyer, craignant le mal contenter : mais je luy disoye & remonstroye que il suffisoit assez, puis que indubitablement je prestoye foy a son dire : & doresnavant je deliberoye estre plus constante en sorte que l’ire ne occuperoit le lieu des raisonnables considerations. Ainsi devisant nous partasmes dudict lieu solitaire, & allasmes ensemble jusques a ce que par honnesteté, & pour eviter occasion de parler aulx langues malignes, contraincte nouz fut nous separer, & lors avecq convenante commendation l’ung a l’aultre dismes le dernier a dieu : car jamais depuis je ne parlay a luy.
Quand je feuz retournee en mon logis, je me retiray en ma chambre, ou je me trouvay merveilleusement allegee : pource que avoys deschargé mon cueur, & fut mon esprit reduict en une inestimable consolation en secretes joyeusetez : en quoy je ne demouray gueres, a l’occasion d’une insidieuse fiebvre, qui en si grand extremité me detenoit, que je n’avoye esperance aulcune de mon salut : mais combien que par l’operation d’icelle je fuz griefvement tourmentee, plus impatiente estoye d’estre privee de la veue de mon amy, que de la peine que je soustenoye : parquoy je mauldissoye & detestoye mon acerbe fortune, qui continuellement m’appareilloit infinies anxietez & douleurs. Et alors mon mary me voyant en ceste infortune, feist bonne diligence de mander medecins & phisiciens : lesquelz quand ilz furent venus, m’appresterent plusieurs medecines aptes a me secourir : qui gueres ne me servoyent, parce que j’estoye autant travaillee des passions de l’ame, que de maladie corporelle. Mon mary voyant cela, estoit reduyct en une extreme tristesse : Car combien que j’eusse grandement failly, l’amour primitive estoit si inseree & vive en son cueur : qu’il n’estoit en sa faculté de le sçavoir distraire. Parquoy pour incliner la bonté divine a la facilité de mon salut, il ne demouroit lieu ne place (au nom de Dieu dedié) que de luy ne fut visité, & de sacrifice accumulé. Et une foys entre les aultres, comme il en revenoit, me deist avoir rencontré ung gentil homme, qui estoit assez familier de luy : lequel estoit accompaigné de mon amy, & me deist que le gentil homme s’estoit separé de luy pour le venir saluer : mais ung petit apres mon amy n’avoit differé de s’approcher, & commença a deviser avecques eulx. Quand il m’en eut faict le recit, j’en fuz fort esmerveillee, veu que sa coustume estoit d’estre ainsi timide. Je pensoys & ymaginois a quelle intention se pouoit estre, & me fut occasion de nouveau soucy : en sorte que la vehemente sollicitude, les interposees nuyctz, avecq les aspres douleurs a telles extremitez me conduyrent, que souspirs & larmes estoient ma viande & pasture. Apres plusieurs jours avoir ma vie esté si fastigieuse & penible, je consideray, que plus utile me seroit de mettre peine de recouvrer ma santé : de laquelle estant ainsi destituee, je pouoye veoir mon amy : qui m’estoit chose plus griefve que tous les aultres accidentz. Ceste mienne consideration fut cause que je reprins les forces de mon esprit, parquoy en peu de jours ma face qui s’estoit changee en couleur ynde, palle & flestrie retourna en sa vive couleur, & fuz en mon premier estat reformee : mais mon ingrate fortune permist que celluy qui de coustume me recitoit les detractions de Guenelic, me vint visiter : lequel de mon mary & de moy fut gratieusement receu. Et apres plusieurs devises luy vint en propos de parler de Guenelic, & voyant que mon mary estoit present, en basse voix me deist. Ma dame, je suys moult fort esbahy de ce meschant detracteur : lequel (comme je croys) ne sera jamais rassasié de mal dire : je ne pense point qu’il y ait soubz le ciel si publique & vilaine femme, qui se trouvast digne de si grande vituperation & execration : car publicquement il se vante & glorifie d’avoir vostre pudicque honnesteté violee, dont je le tiens pour homme ygnorant & sans raison : parce qu’il s’efforce de maculer & denigrer la bonne renommee d’une telle dame. Et lors quand il eust ce dict, (pour l’aspre douleur, dont je fuz oppressee) ma face fut de diverses couleurs revestue, & d’ennuy mon douloureux cueur transsy : comme a Oenone, estant sus les montaignes, voyant la Grecque dame estant avec son amy Paris venir dedans la nave Troyenne. Toutesfoys je me preparoye a faire quelque response quant a mon mary : lequel avoit bien apperceu la mutation de ma couleur, & me demanda, si je sentoye quelque mal : auquel je respondiz : Certes mon amy ouy, je crains merveilleusement de renchoir en mon mal accoustumé : & a l’heure je me levay de mon lieu pour solitairement en ma chambre me retirer : la face palle, l’œil offusqué, le hastif cheminer me faisoient comme une servante de Bacchus vaguer.