—Godelive n'est-elle pas encore venue? Où donc reste-t-elle? Si elle ne venait pas ce soir!

Et, comme madame Damhout lui demandait ce qui le préoccupait ainsi, il répondit en riant:

—Tu le verras tantôt, chère mère, et tu sauras alors ce que je te cachais. Ah! ah! voilà Godelive! s'écria-t-il.

La jeune fille le considéra avec étonnement et regarda autour d'elle pour deviner ce qui le rendait si joyeux.

—Quel jour du mois sommes-nous? lui demanda-t-il.

—Je n'en sais rien, balbutia-t-elle. Nous sommes dans le mois de juillet.

—Eh bien, consulte cet almanach, le 6 du mois, quelle sainte est-ce?

—Sainte Godelive! dit la jeune fille avec surprise.

—Oui, Godelive, c'est ta fête, dit-il. Je vais te fêter, j'ai un cadeau pour toi. J'y ai travaillé en secret pendant tout un mois. Tu ne dois pas en rire, ni maman non plus. J'ai fait ce que j'ai pu.

Il ouvrit un grand cahier, en tira une feuille de papier, la posa sur la table et dit: