Il n’a jamais su ni désiré, d’ailleurs, être plus. Il lui suffit d’être duc de Bresmes.

Pour le présent, il est tout à la jouissance du voisinage de Sabine, dont quelques gouttes de porto ont rendu l’éclat éblouissant.

Il demande :

— Demain matin, montons-nous à la ferme Marie-Antoinette prendre un chocolat ? Il y a de la brise, ces jours-ci… Un temps de galop sera exquis !

Il sait qu’elle adore le cheval autant que lui ; aussi bien en vertu d’un goût naturel que par la conscience d’être une superbe amazone.

Pourtant, elle répond légèrement :

— Si mon frère peut m’accompagner, volontiers…

Un pli barre le front de Bresmes. Ce n’est pas en tiers qu’il veut cette promenade. Marise vient à son secours.

— Sabine, demandez à Hugues d’offrir cette course équestre à son flirt, Edith Weldon, qui est aussi fervente écuyère que vous-même… Et sûrement, il viendra.

— C’est cela, je vais arranger la chose avec miss Weldon, accepte le duc enchanté.