— Vraiment ?… C’est votre impression ? Marise. Moi, je me trouve… très aimable.

— Vous n’êtes pas désagréable, bien entendu !… Et c’est très bien, à vous, de ne pas lui laisser espérer que vous couronnerez sa flamme…

Sabine ne répond pas. Elle regarde, sans le voir, le bateau du Havre, qui approche de la jetée des Anglais.

Marise dresse la tête.

— Sabine, vous ne pensez pas, sérieusement, que vous pourriez épouser un homme de son âge !

— Vous trouvez que j’aurais tort ?

— Il a au moins quarante-quatre ans !

— Oui, je pense aussi.

— Et vous, à peine plus de vingt !

Sabine a un ironique sourire.