— Mon cher, vous ne le croirez peut-être pas, nous arrivons du Calvaire où nous sommes allées contempler la belle nature, explique Marise.

— Vrai ?… Mais alors vous devez être épuisées !

— Mais non ! nous avions pris des forces dans le succulent goûter que Bresmes nous a offert.

Un pli barre soudain le front de Jean dont les yeux s’arrêtent sur Sabine.

— Ah ! Le duc était avec vous ?… Il est donc toujours à votre suite maintenant !

Marise devine chez Jean une impatience jalouse. Et elle attise adroitement le feu.

— Pas à la mienne, mon ami… Mais à celle de Sabine dont il est féru… Ce qui ne peut vous étonner !…

— Non !… Ce qui m’étonne plus, c’est que Mlle de Champtereux ne trouve pas insipide d’être courtisée par un vieux beau.

Sabine le regarde de ses yeux mystérieux où a passé un éclair et prononce légèrement :

— Je trouve M. de Bresmes très agréable et ne pense guère à son âge qui m’est indifférent. Au revoir… Je rentre.