Jean s’est découvert et salue profondément. Mme Hatzfeld l’accueille plutôt désorientée, quoiqu’elle réponde, avec son bon sourire :

— C’est bien aimable à vous, monsieur, d’être monté si haut voir des amis !

— Madame, pour une amie telle qu’Hélène jusqu’où n’irait-on pas !

— Tante, apprenez ce à quoi ce monsieur prétend m’entraîner… Aller voir Metzeral, comme je le désirais depuis si longtemps… Ce n’est pas bien raisonnable, mais si tentant !

Mme Hatzfeld regarde la jeune femme, un peu surprise, et demeure frappée de l’éclat du fin visage.

— Mais… mais, Hélène, est-ce qu’il vous sera possible de revenir pour le dîner ?

— C’est justement le point qui m’inquiète !… Mais j’ai toujours la ressource de coucher à Colmar dans notre home et de remonter demain matin, par le premier train.

— Et… et M. Dautheray ? interroge Mme Hatzfeld, imperceptiblement pensive. Ses yeux attentifs enveloppent le jeune couple.

Jean explique bien vite :

— J’ai ma chambre au Terminus, madame.