Elle a un rire sec, où semble se briser un sanglot. Les dernières mesures du tango résonnent dans la nuit. La terrasse déserte va être envahie.
— Trop tard ! Jean… Adieu. Et le baiser de la fin !
Elle se coule entre ses bras et l’attire.
Instinctivement, la tête perdue, il se penche. Mais avant que ses lèvres aient touché la bouche entr’ouverte, il se redresse vivement :
— Non ! je ne veux pas du bien d’autrui.
Serrée contre lui plus étroitement, elle murmure :
— C’est moi, alors, qui vous le donnerai !
Et ses lèvres brûlantes se posent lourdement sur celles de Jean…
Puis, sans l’attendre, elle rentre dans le salon.