— Et… et… il a été noyé ?
Mme Dautheray ne se rappelle plus bien les détails du drame.
— Non, explique vite Hélène, pour en finir. Non, il ne s’est pas noyé ; nageant très bien, il a pu se soutenir et être recueilli dans une barque. Mais, délicat des bronches comme il l’était, il avait été saisi par le froid glacial de l’eau… et… il est mort, sans avoir repris connaissance, heureusement… sur le navire où il avait été transporté.
— Ma pauvre, pauvre petite ! s’exclame Mme Dautheray, très émue.
Jean intervient résolument :
— Mère, vous oubliez qu’il doit être pénible à Hélène de vous parler de cette catastrophe… Aussi…
— Hélène sait bien que c’est par affection que je la questionne ! proteste Mme Dautheray. Nous avons eu si peu de détails sur son malheur ! Tu n’as rien écrit à tes vieux amis, Hélène.
— Marraine, j’étais trop bouleversée pour le faire…
— Tu avais appris… tout de suite ?
— Oui, très rapidement.