— Hélène, j’attends l’étincelle, mais le bois est sec. Un jour ou l’autre, il s’allumera. Maintenant, parlons de choses plus intéressantes. Il y a un instant, vous disiez à maman que vous désiriez vous occuper, à l’intention de votre fils. Que voulez-vous donc faire ?
Une flamme gaie palpite dans les yeux de la jeune femme :
— Oh ! cela, je n’en sais rien encore. D’abord, il faut que je trouve un gîte.
— Pour le moment, où es-tu donc ?
— Dans une pension de famille à Neuilly que je connaissais par mes amis américains. Mais c’est une organisation qui ne peut se prolonger, toutes mes humbles économies y passeraient.
— C’est cher ? interroge Mme Dautheray qui jamais n’a pu connaître la valeur de ce qualificatif.
— Très cher, pour moi tout au moins.
— Et tu ne trouves pas d’appartement qui te convienne ?
— Dites, marraine, que, je ne trouve rien du tout. Je ne me doutais pas à quel point un logis pouvait être un mythe à Paris. Il y a des minutes où, devant l’inutilité de mes recherches, je me sens envahir par le désir aigu de refiler vers l’Alsace et d’abandonner tous mes projets d’avenir.
— Où as-tu cherché ?