Il est quatre heures. Bobby est dehors avec Odile, et c’est Hélène qui vient ouvrir au coup de sonnette.
— Tiens, Jean !
Il la regarde, suppliant et rieur.
— Hélène, je vous en conjure, n’ajoutez pas : « Bon, le voilà encore ! » Rappelez-vous que je ne vous ai pas encombrée depuis… nombre de jours, me paraît-il. Aujourd’hui, j’avais une envie folle de bavarder avec vous et de vous demander des explications.
— Des explications ?
— Oui, oui, je vais vous raconter. Or, vous le savez, je suis incapable de résister à la tentation.
Elle jette un rire gai :
— Eh bien ! alors, entrez, homme faible devant la tentation ! Aussi bien, c’est l’heure du thé. Donc, récréation. La causerie demandée pourra avoir lieu pendant que nous goûterons.
— Hélène, ma précieuse confidente, vous êtes exquise ! C’est ça, faisons la dînette. Je vais redescendre chercher quelques gâteaux ; j’ai aperçu un superbe pâtissier tout près de chez vous.
— Mais non, Jean, c’est inutile ; je puis vous offrir le pain et le sel, même le beurre. Restez tranquille pendant que je prépare notre thé.