— Pas un éloge, une opinion ! Ne la lui répétez pas… Mais, après tout, je crois la lui avoir révélée… à demi, un jour que je lui avais servi quelques vérités désagréables sur son égoïsme masculin et sa malveillance à l’égard des femmes.

— Ne savez-vous pas qu’il a quelque raison pour ne pas les juger très bien ? Il avait épousé la célèbre Félice Merval, des Français… Et puis, est-ce la faute de son f… caractère, ou l’effet de l’inconstance féminine…

— Eh !… Jean, s’il vous plaît !…

— … De l’inconstance des femmes de théâtre, bref, elle l’a planté là !… Je crois bien que le divorce n’a pas été prononcé… Au fond, je suis enclin à penser qu’il est toujours féru d’elle et veut garder, entre eux, un lien que les circonstances l’amèneront peut-être un jour à resserrer.

Hélène a un haussement d’épaules qui trahit son indifférence sur la question.

— Peut-être… Mais cela m’étonnerait. Il est si orgueilleux !

— Comment pouvez-vous le connaître ainsi ?

— Je vous ai dit que nous avions causé.

— Où ?… Chez votre « vieil oiseau » ?… C’est ainsi que vous vous y occupez des littératures comparées ?

Hélène explique tranquillement, les prunelles moqueuses :