— Oui… Mais je ne le veux pas… Je ne le veux plus. J’ai essayé autrefois ! Il y a longtemps… longtemps ! La Viva qui l’a tenté en ces jours lointains n’existe plus du tout. Celle d’aujourd’hui, petite Marinette, ne désire plus que sa liberté, sa liberté complète !

Encore un coup d’œil, un brin embarrassé, de Marinette. Puis, bien innocemment, j’en jugerais, elle s’exclame :

— Tu vas t’ennuyer sans Meillane. Vous étiez si amis ! Paul, le sage Paul, prétend que ça vaut mieux qu’il soit parti, car tu aurais fini par être compromise. Il m’a bien amusée avec sa réflexion !

Ici, je juge prudent d’entraîner Marinette hors de ce délicat terrain ; et j’interroge, sûre du succès de ma diversion :

— As-tu des nouvelles de ton amie Valprince ?

L’effet est instantané.

— Oui, ce matin même. Une lettre délicieuse !

Robert, sa fâcheuse aventure, Meillane, moi, nous nous évaporons littéralement du cerveau de Marinette. Et malgré mes dénégations, il me faut entendre différents passages de ladite lettre.

— Tu vois quelle femme exquise elle est !… Comme toi !

— Plus que moi, certes !