Oh ! le voile noir sur mon ciel ! Jacques, il faudrait votre présence pour l’écarter…
25 août.
Ce matin, Marinette est arrivée dans ma chambre, tandis que, les épaules nues, je finissais de m’habiller, ayant changé de blouse. Et elle s’est exclamée :
— Oh ! Viva, tu es de plus en plus mince ! Sûrement, tu as maigri Est-ce que tu es souffrante ?
— Non, pas du tout, chérie.
— Et puis, tu n’as plus la belle mine de la semaine dernière !
J’ai eu peur de quelque rapprochement avec le séjour de Meillane. Je l’ai embrassée et l’ai distraite par une question ; ce qui n’a pas été difficile. Elle est habituée à ce que, dans nos causeries, nous parlions toujours d’elle, jamais de moi.
Ce que j’ai ?… sans doute, je réfléchis trop !
Elle s’est mise à me raconter, avec une gaminerie spirituelle, toute sorte de menus propos sur les uns et les autres. Je l’écoutais vaguement, indifférente à ces petites histoires qui l’occupaient très fort. Mais ce m’était un bien de respirer sa jeunesse, ainsi qu’un bouquet de roses toutes fraîches.
Elle était dans ses jours de câlinerie tendre. Et elle a prié, au moment de partir :