Guy a les joues en feu ; Hélène, attentive, est presque grave. Je jette :

— Bonjour ! les enfants.

Ils redressent la tête et, tout de suite, bondissent vers moi. Guy, en petit homme bien dressé, me baise la main, puis me tend ses joues, pendant qu’Hélène, suspendue après moi, crie à tue-tête :

— Bonjour, tante Viva !… Bonjour !

— Tante Viva, vous allez voir comme le train marche bien ! s’exclame Guy, fier de son rôle de chef de gare.

Et Hélène répète, serrant contre moi sa jolie forme câline :

— Vous allez voir ! tante Viva.

Agnès intervient :

— Hélène, ne pas grimper ainsi… Laissez Madame votre tante… Si Madame veut entrer dans le petit salon, elle sera mieux.

Je décline cette aimable et insolite proposition. Comment Agnès n’a-t-elle pas encore découvert que ces petits sont une de mes rares joies ! S’ils étaient mon bien propre, ils me réconcilieraient avec la vie…