Il avait l’air de plaisanter. Mais je le connais bien maintenant. Il est étonné, et inquiet un peu, de me voir tant de lenteur à agir. Pour le rassurer, je lui ai raconté que j’avais écrit à Robert…

10 septembre.

Marinette a reçu une invitation qui l’a amenée, ce matin, dans ma chambre, rouge de plaisir. Les Valprince lui demandent de venir — Paul compris — faire connaissance de leur propriété de Touraine où ils sont réinstallés, retour de Lugano.

Elle a interrogé, avec une jolie moue d’envie :

— Crois-tu, Viva, que ce ne serait pas indiscret d’accepter ?

— Indiscret ?… Pourquoi ?… Oh ! non, autant que je puis juger d’après tes récits…

Paul a consenti. Ils vont donc partir en Touraine, au début de la semaine prochaine. Marinette voulait conduire les enfants chez sa belle-mère. J’ai réclamé qu’on me les laisse pendant ces quelques jours. Il me reste peut-être si peu à les voir, ces petits, que j’ai aimés comme s’ils étaient miens…

Père, apprenant que Marinette allait me quitter, m’a dit :

— J’ai peur que tu ne t’ennuies dans notre forêt, ma petite fille. Tu n’es pas gaie, cet été. Invite qui te plaira pour te tenir compagnie.

Mais j’ai protesté :