Hélas ! hélas ! je ne suis pas experte du tout en la matière ! Pour sauver les apparences, je prends la locomotive en détresse. Je cherche, si je ne puis deviner la cause du mal.

Guy me suggère :

— C’est peut-être, tante, parce que j’ai changé les ampoules ?

Les ampoules ! Dieu, que ces petits d’aujourd’hui sont donc savants !

Agenouillée auprès de Guy, Hélène accroupie à mes côtés, j’examine la malade que Guy couve d’un coup d’œil anxieux. Agnès, debout derrière nous, est non moins perplexe.

Une voix propose :

— Est-ce que je ne pourrais pas vous aider ?

Tous les quatre, nous tournons la tête, sursautant. Près de nous, une flamme d’amusement dans les prunelles, se tient l’ami de Paul, Jacques de Meillane, que le domestique a introduit sans que nous l’entendions, occupés par le train. Il y a peut-être déjà un instant qu’il est là, à se distraire de la comédie que nous lui offrions gratis…

La figure de Guy s’est éclairée.

— Tante, donnez la locomotive au monsieur, s’il vous plaît… Lui saura.