De sa manière « régence », il me baise les doigts.

— Mais je ne puis rien désirer de mieux ; et je m’imagine que le monsieur que je vous amène est de mon avis… Jacques de Meillane, un bon camarade à moi que je viens de retrouver, retour du Japon, et que la Danaïde enthousiasme.

Près de lui, en effet, est un grand garçon, élégant, très brun, dont les yeux gris clair regardent bien en face ; — l’inconnu à qui, de loin, j’ai vu Marinette parler.

Il s’est incliné :

— Madame, je suis très confus d’être ici, croyez-le bien. C’est votre beau-frère qui m’a entraîné en causant, sans me dire où il me conduisait… Et puis, au seuil de la terre promise, j’ai succombé à la tentation d’entrer… Voilà…

L’aveu a été jeté drôlement, d’un ton mi-confus, mi-enchanté. J’approuve :

— S’il vous était agréable de le faire vous avez eu bien raison de pénétrer dans notre sombre petit réduit. Il y a si peu de choses distrayantes dans la vie qu’il est toujours prudent de s’offrir celles qui tentent au passage.

Et lui de riposter :

— Madame, oserais-je vous murmurer que c’est là, justement, le conseil que donne, à mon humble avis, la musique de Monsieur votre mari ?…

Tiens… tiens… tiens !… Fiez-vous donc à un masque plutôt froid, dont la caractéristique est une expression de volonté forte !