Lily corrigea avec un petit rire gai:
—Non, pas nécessairement, mais agréablement.
—Oh! Lily! Lily, ma chère, que vous êtes bien du pays du flirt, des baisers sur la bouche, des fiancées amoureuses!... Votre sweetheart devrait être ici en France, pour vous bénir!
—Il est...
—Oh! oh! alors, voilà le pourquoi de votre docilité enchantée. Vous êtes retombée sous le charme...
Lily dressait sa tête délicate:
—Suis-je si docile?... Pourquoi imaginez-vous cela? Nous sommes libres, Norman comme moi... Seulement, deux associés qui trouvent bon et bien de vivre ensemble pour se prêter aide s'il faut, aide de cerveau, de cœur et d'argent aussi... Mais, bien entendu, nous gardons chacun notre pensée, nos actes, notre volonté, dans une entière indépendance. Vous ne trouvez pas bien cette manière?
Claude se mit à rire:
—Et si votre associé vous trompe... ou vous lâche?... Ça arrive, ces choses-là, même simplement, en affaires... Seulement, alors, le résultat n'est guère qu'une perte d'argent... Dans le mariage, c'est de la souffrance! Et la souffrance ne se supporte aisément que quand on l'inflige aux autres, il faut bien l'avouer... Non... votre programme conjugal ne me tente pas du tout... Il me plaît de faire mon chemin toute seule...
—Peut-être, vous changerez, Claude.