—Il faut maintenant rattraper le temps perdu, vite! Nous avons encore un moment à rester avec vous. Nous vous invitons... Commandez ce que vous désirez...
Elle rougit un peu, mais ne se déroba pas. Elle savait l'offre faite de tout cœur et elle était trop misérable pour se montrer inutilement fière.
Sonia, compatissante, l'observait tandis qu'elle mangeait avec une hâte qui trahissait la faim, un peu de rose revenant alors à ses joues pâles.
—Claire, dit Sonia, je suis bien aise de vous voir; j'allais vous écrire; car, un camarade à moi, fortuné celui-là! va avoir besoin d'un copiste. J'ai pensé à vous... Auriez-vous du temps?
—Oh! oui, j'en ai toujours.
—Eh bien, je dois le revoir tantôt. Je lui donnerai votre adresse.
—Merci, Sonia. Mais ce serait trop beau de réussir à être agréée.
Lily dit, réconfortante:
—Allons, Claire, ne soyez pas ainsi pessimiste. Les mauvais jours ne sont qu'un moment à passer! Plus ou moins, toutes nous les traversons.
—Et nous réagissons!... Il faut que toutes, nous arrivions à réaliser la destinée que nous souhaitons.