Il lui tendait la main. Avec une lenteur inaccoutumée, elle donna la sienne. Et tranquillement, sans souci de la présence d'Élisabeth Ronal, il la baisa. Puis, respectueux, il se courba devant Mme Ronal:
—Madame, je vous présente mes hommages.
Et il quitta la pièce.
XVI
Elles étaient seules. Rapidement, Élisabeth prit sur son bureau quelques notes, puis tendit des feuillets à Claude:
—Veux-tu, enfant, avoir l'obligeance de revoir ces épreuves de mon rapport? Il me faut les faire partir ce soir; et j'aurai tout juste le temps d'y jeter un coup d'œil avant le dîner.
—Très bien, Élisabeth, donnez. Je vais tout de suite me mettre au travail.
Elle rangeait les cahiers de musique épars sur le piano, replaçait le violon dans sa boîte; mais elle s'arrêta et releva la tête d'un brusque mouvement, à cette question d'Élisabeth:
—Dis-moi, Claude, est-ce que tu as encore promis plusieurs séances à M. de Ryeux?
—Je n'ai rien promis... J'arrêterai quand bon me semblera...