—Épouse Guisane!... Tu sauras bien l’amener à toi...

Cette fois, elle a tourné la tête, et ses yeux, dont le regard est un abîme, se sont posés sur moi. Une ombre de sourire, ironiquement amer, crispait ses lèvres:

—Tout de même, il faudrait qu’il s’y prêtât un peu... Et il ne le fera pas... parce que...

—Parce que?...

Lentement, elle a fini:

—Parce qu’il a le cœur pris ailleurs.

—Comment le sais-tu? Il te l’a dit?...

La question était sortie de mes lèvres avant que ma volonté ait pu l’arrêter.

—Je n’avais pas besoin qu’il me dise rien! Je n’avais qu’à voir... Je sais comment est un homme auprès de la femme qu’il aime!

Que voulait-elle dire?... Je la regardais, envahie par une sorte d’épouvante. Elle aussi me contemplait, avec des prunelles où il y avait de la tendresse, de la colère, de l’incrédulité... Quoi encore, mon Dieu?... Et avec une sorte d’emportement, elle m’a jeté: