Il m’a presque violemment attirée et, me caressant les cheveux,—nous étions assis seuls avec Jean, à l’orée de la forêt, mon chapeau jeté par terre, dans l’herbe...—il m’a répondu:
—Une nouvelle à te confier?... Non... Quelle idée as-tu là!... C’est à toi de me raconter ce que tu deviens, ici, Mireille chérie.
J’ai d’abord obéi, tant j’ai l’habitude de faire tout ce qu’il me demande. Mais soudain, interrompant le simple récit de mes journées à Fontainebleau, j’ai questionné à mon tour, sous une irrésistible impression:
—Max, à toi maintenant de me dire comment s’est passée la semaine, depuis ta dernière visite... Qui as-tu vu?... Où as-tu dîné?
Comment ai-je eu, si nette, la certitude d’une hésitation dans sa voix, d’une ombre sur ses traits?...
—Où j’ai dîné? Voyons... Lundi?... Ah! chez Maud qui, aimablement, m’avait recueilli, m’ayant rencontré dans la journée.
—Elle avait du monde?
—Non, c’était un dîner tout intime.
—Qui a été agréable?...
—Oui...