Puis elle se redressa; et ardemment, elle demanda:
—Cela te ferait-il un peu de bien, Mireille, de savoir qu’il n’est pas venu, comme je l’en suppliais?...
Un frisson secoua Mireille. Une seconde, l’étau qui lui broyait le cœur se desserra.
—Tu dis qu’il n’est pas venu?
—Oh! est-ce la vérité? murmura Mireille désespérément.
—C’est la vérité, Mireille.
—Jure-le-moi sur... sur ta vie... sur celle de mes petits... sur son souvenir à lui...
Sans hésiter, Maud prononça, avec un accent où, vraiment, la sincérité vibrait:
—Je te le jure. Il n’est pas venu... Je lui avais envoyé ma folle prière après... après ce thé chez ta mère où j’avais été exaspérée de le voir si mal... Car je l’adorais!